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Présentation des vitraux

 

La cathédrale de Chartres a la chance de posséder le plus bel ensemble de vitraux du XIIe et XIIIe siècles : 173 fenêtres (sur 183) sur une surface d’environ de 2500 m2 ; quelques vitraux ont disparu, victimes du vandalisme au cours des siècles. Cet ensemble nous est parvenu en bon état compte tenu des travaux de restauration qui leur ont permis de retrouver un nouvel éclat, à l’exception des verrières hautes de la nef et du transept.

Il subsiste, du milieu du XIIe siècle, les trois grandes verri ères de la façade occidentale qui forment un ensemble homogène consacré au Christ, et les panneaux romans constitués par la célèbre Notre-Dame de la Belle-Verrière (avec son remarquable bleu de Chartres) dans le déambulatoire.

Sinon, la plupart des fenêtres date du XIIIe siècle et possède une remarquable unité de style, due à son installation en une trentaine d'années seulement. On peut distinguer trois groupes, correspondant à trois époques de mise en place : nef et bas-côtés (antérieur à 1215), chœur et déambulatoire (vers 1215-1220) et façades du transept (vers 1230).

Dès la fin du XIIIe siècle ainsi qu’au XIVe et XVIIIe siècles, des grisailles au riche dessin remplacèrent plusieurs vitraux primitifs. La chapelle Vendôme, du côté sud de la nef, possède une belle verrière du XVe siècle.

Quant à l'époque contemporaine, elle a apportée deux verrières : l'une en 1954 dans le transept sud consacrée à Fulbert et offerte par les architectes américains, et l'autre de 1971, appelée « vitrail de la paix », dans le transept nord offerte par les amis allemands de la cathédrale.

La plupart des vitraux des fenêtres basses sont consacrés à des scènes de la vie des saints ou de la Vierge, à des paraboles de l'Evangile ou des épisodes de l'Ancien Testament, mais aussi à des scènes où notre histoire nationale rejoint l'histoire sainte : le baptême de Clovis, l'épopée de Charlemagne.

Ces vitraux ont été appelés narratifs : c’est une histoire qui se déroule sur 20 à 30 médaillons. Ces récits légendaires, tirés des lectionnaires paroissiaux de l’époque, ont été compilés plus tard dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine (dominicain italien du XIIIe siècle).

Par contre, les verrières hautes montrent volontiers des personnages sur pieds qui, compte tenu de leur taille, sont visibles du sol.

Trois grandes roses de plus de 10 mètres de diamètre se déploient au dessus des trois portails.

Dans le bas des vitraux sont représentés les donateurs, qui sont le plus souvent des corporations métiers représentées dans l’exercice de leur profession ou de grands personnages de l’époque, rois ou seigneurs et ecclésiastiques. Le détail des médaillons se lit habituellement de bas en haut et de gauche à droite, mais il peut y avoir des exceptions (vitrail de la Rédemption).