Présentation

Ce vitrail posé en 1215-1225 illustre l’histoire de saint Julien, « sorte d'Œdipe chrétien » qui, sans le vouloir et poussé par la fatalité, tue ses parents. Pour faire pénitence de ce parricide, il devient « hospitalier » et meurt avec le pardon du Christ.
Les sources du récit qui ont inspiré le vitrail sont obscures mais le héros est très populaire au 13ème siècle.

La fenêtre est située au centre de la chapelle dite de saint Julien qui aurait abrité des reliques d’un saint de ce nom (d’après Rouillard dans sa Parthénie et Merlot dans son catalogue des reliques).
La vie de saint Julien, telle qu’elle apparaît dans cette verrière, semble résulter de la compilation de l’histoire de plusieurs personnages qui aboutit au récit édifiant d’un héros : chevalier, parricide, hospitalier.
L’un des personnages qui a pu inspirer la composition du vitrail est un noble chartrain. Il se distingua par son hospitalité, dont parle un des moines de saint Père dans une « Vie de saint Guildin » 1165.

En s’appuyant sur « une Vie latine » découverte au XIIIe et publiée par Baudoin de Gaiffier à partir d'un manuscrit de Bruges, on peut déduire que l’Eglise s’était déjà appropriée la légende de Julien car sa division en neuf leçons témoigne de sa destination liturgique. Dans ce récit, le maître se nomme Gervais et fait Julien chevalier. Celui-ci lutte contre les infidèles, tue par méprise ses parents, devient alors pénitent et hospitalier… enfin le Christ lui apparaît sous la forme d’un lépreux.

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