Présentation

Ce vitrail, qui date de 1215-1225, relate la vie de l’un des saints les plus populaires : saint Martin de Tours. Plusieurs centaines de villages portent son nom et des milliers d’églises l’ont choisi comme saint patron. Saint Martin est représenté dans plusieurs vitraux et sculptures du portail sud de la cathédrale.

Son seul biographe fut Sulpice Sévère, son contemporain (360-420). Admirateur enthousiaste de Martin dont il parle avec beaucoup de respect et d’amour, c’est un témoin oculaire dont l’œuvre est de première main, même si la réalité parait souvent enjolivée. Sa « Vita Martini » fut publiée peu d’années après la mort de saint Martin, elle fut diffusée par Paulin de Nole (+431), qui en fit transcrire de nombreuses copies. Tout ce qui a été écrit plus tard sur le saint a été puisé dans cette « Vie de Martin. »
Martin de Tours est né vers 316 de parents païens à Sabaria en Pannonie, région de l'actuelle Hongrie où son père, officier romain, est en garnison. Le nom païen de «  Martin » le dédie au Dieu Mars, le dieu de la guerre. Contre la volonté de ses parents, il demandera à être admis parmi les catéchumènes, pour devenir chrétien. Il a douze ans. Tout jeune encore, il se passionnera pour l’idéal monastique mais il devra d’abord servir dans l’armée romaine durant trois années avant son baptême. A dix huit ans il fut baptisé, mais continua de servir dans l’armée avant d’obtenir son congé deux ans plus tard.
Martin fonda le premier monastère des Gaules à Ligugé ; mais il fut arraché à sa solitude, élu bien malgré lui évêque de Tours.

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