Lancette droite : Marie l’Egyptienne

Cette verrière est consacrée à sainte Marie l’Egyptienne, une pècheresse née en Egypte au IIIè siècle qui se convertit lors d’un voyage à Jérusalem. Elle se repentit et se retira dans le désert où elle passa le reste de sa vie à expier ses fautes, ne se nourrissant pendant quarante six ans que de trois pains qu’elle avait emportés avec elle.
Un jour, elle y rencontra un abbé, Zosime, qui parcourait le désert à la recherche d’un ermite.
Marie lui raconta sa vie et lui demanda de revenir lui apporter une hostie consacrée tous les ans à Pâques. La seconde année, il la trouva morte.

La vie de Marie l’Egyptienne ne faisait pas partie des lectionnaires chartrains au XIIIe siècle, seule existait une mention au martyrologe le 2 avril. Mais l’histoire de cette courtisane pénitente, racontée par Honorius d’Autun et mise en vers par Hildebert du Mans, était connue dans tout l’Occident.
Son histoire est racontée en deux tableaux au bas de la verrière, une image de la sainte en occupe la partie supérieure.